La ministre des Solidarités et de la Santé, reconduite dans le gouvernement Philippe 2, a remis sa feuille de route à Édouard Philippe en vue de la déclaration de politique générale, le 4 juillet. Elle confirme un certain nombre de promesses de campagne d’Emmanuel Macron. L’Ondam sera bien fixé à 2,3% sur la période 2018-2022 (soit une économie évaluée à 15 Mds €).

Le RSI, sera intégré dès 2018 au régime général via la création d’un guichet spécifique. Une refonte de la sécurité sociale étudiante est également prévue en confiant la gestion au régime général ou au régime d’origine de l’affilié. Le PLFSS 2018 se penchera sur ces deux réformes.

Les dépassements d’honoraires seront traités via les contrats responsables et les négociations conventionnelles. Mais pas de précisions sur les 3 offres types malgré un renforcement de la lisibilité des contrats. Concernant le « zéro RAC »sur l’optique, l’audio et le dentaire, Agnès Buzyn avance la définition d’un panier de soins indispensables à tarifs opposables, avec des plafonds et une redéfinition du partage AMO – AMC. Le tiers payant sera « généralisable » et non plus généralisé…

La prévention s’imposera bien comme une priorité à travers la mise en place d’une stratégie nationale de santé.

Enfin, sur la retraite un accord de méthode sera négocié d’ici le printemps prochain avec les organisations syndicales et patronales. Le régime universel de base promis sera mis en place progressivement, sans toucher à l’âge légal.

Après un quinquennat de défiance entre le ministère de la Santé et les syndicats de médecins, Agnès Buzyn souhaite établir « un dialogue constant et constructif avec l’ensemble des acteurs du système de santé avec les partenaires sociaux, avec les associations, (…) et avec les collectivités territoriales ».