L’IIRSO, un outil au service de la profession.

Chères consœurs, chers confrères,

 

Les URPS chirurgiens-dentistes libéraux métropolitaines et ultramarines se sont associées dans le cadre d’un projet ambitieux et novateur : L’IIRSO (l’Institut Inter-Régions de la Santé Orale).

L’URPS-CDL de Normandie a donné son plein accord pour participer à ce projet.

Il s’agit bien là d’un véritable outil d’aide à la décision pour les URPS de chirurgiens-dentistes

Le postulat de l’IIRSO est d’obtenir 10 bases de données différentes, reflet de l’exercice et des spécificités propres à chacune des 10 régions adhérentes au projet avec possibilité de fusionner les résultats.

Les éléments sont recueillis, selon le système des quotas et en parfaite adéquation avec les contraintes statistiques « actuelles ». Ces informations reposent sur une série d’indicateurs validés par la Commission Européenne, avec l’aval d’un conseil scientifique de haute qualité.

Elles permettront de déterminer précisément et pour chacune des régions :

  • Au niveau des patients: (de façon non exhaustive)
    • L’Etat de la santé bucco-dentaire de nos patients, leurs attentes, la fréquentation de nos cabinets dentaires ;
    • Les délais d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous et leurs disparités selon les régions ;
    • De mieux appréhender les caractéristiques socio-épidémiologiques de la population à l’échelon départemental, régional.

 

  • Au niveau des chirurgiens-dentistes: (de façon non exhaustive)
    • Faire un véritable et sincère « état des lieux » de la profession et de ses acteurs ;
    • Connaître la santé des praticiens eux-mêmes ;
    • Etablir la moyenne de patients traités par jour et par semaine et la durée moyenne passée au fauteuil et aux tâches administratives ;
    • De conforter la prévention, la qualité des soins et permettre de mettre en exergue une nécessaire revalorisation de ceux-ci.

 

Ces deux notions essentielles, relatives aux patients et aux praticiens libéraux, induisent la mise en place de « Chirurgiens-dentistes sentinelles » (900 à l’échelon national, 65 à l’échelon de la région Normandie, déterminés au prorata de la répartition démographique – Les modalités de ces désignations vous seront précisées très rapidement. Elles seront basées sur le volontariat.)

Parallèlement au moins autant de praticiens seront interviewés par voie de sondage (téléphone, mail) il faudra réserver le meilleur accueil aux agents de l’institut AVISO en charge de l’enquête.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la profession ne dispose pour le moment que de chiffres et de statistiques exclusivement fournis par l’UNCAM et les organismes institutionnels.

L’IIRSO offre, par cette étude instantanée, la possibilité de ne plus être tributaires des données statistiques « indiscutables » diligentées précédemment et de pouvoir utiliser des analyses argumentées et en parfaite adéquation avec la réalité du terrain.

Il s’agit aussi d’un projet pour le court, le moyen et le long terme, appelant à la mobilisation et à l’implication de chacun de nous.

Cette étude menée par l’IIRSO doit être finalisée avant fin Novembre, afin de satisfaire aux courts délais qui nous sont impartis pour l’exercice 20017.

Dans ce contexte inédit en matière conventionnelle et particulièrement difficile, nous comptons sur l’engagement de tous afin de fournir des éléments probants à l’IIRSO, véritable observatoire de notre profession qui doit avoir une incidence concrète et pragmatique sur la réalité des soins bucco-dentaires, leur financement et la pérennité de notre exercice libéral.

 

Pour l’URPS Chirurgiens-Dentistes Libéraux de Normandie

Le Bureau

Rapport 2017 sur l’accès aux soins buccodentaires.

Depuis quelques années, une constatation s’est imposée : plusieurs populations de patients n’ont pas ou plus accès aux cabinets dentaires !

De nombreuses études en ont fait la preuve : la santé buccodentaire est non seulement un indicateur de santé globale mais également un indicateur d’intégration sociale.

Les problématiques liées aux soins des patients à besoins spécifiques sont bien différentes, mais l’objectif est simple : Soigner tous ces patients, en privilégiant, si les conditions le permettent, une prise en charge en cabinet de ville. Et, lorsque cela n’est pas possible, tout mettre en oeuvre pour les diriger vers des structures appropriées : réseaux, services hospitaliers, cabinets référents, …

D’après les estimations de l’INSEE1 et de la DREES2, ces patients seraient entre six et dix millions.

Ce constat a conduit le conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes à ouvrir le vaste chantier de l’accès aux soins buccodentaires en France et c’est le reflet de cette enquête qui est désormais consultable ici.

Quatre priorités pour la future stratégie nationale de santé.

Insister sur la prévention (tabac, alcool, alimentation), sortir du modèle du « tout-hôpital »… En pleine polémique sur le Levothyrox, la ministre Agnès Buzyn a lancé lundi une grande concertation sur les priorités de la stratégie nationale de santé du gouvernement.

Après cette phase de concertation qui impliquera représentants du secteur de la santé, élus et usagers, cette stratégie sera adoptée en décembre par décret et mise en oeuvre dès 2018, a indiqué la ministre.

« L’objectif est de développer une vision de moyen et long terme » afin de « redonner de l’impulsion et du souffle à nos politiques de santé », a déclaré Mme Buzyn lors d’une conférence de presse au ministère.

Quatre axes prioritaires ont été définis sur la base d’un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP): la prévention et la promotion de la santé dès l’enfance, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître « la pertinence et la qualité des soins », et enfin l’innovation (télémédecine, objets connectés…).

Si l’espérance de vie des Français (85,4 ans pour les femmes, 79,3 pour les hommes) est élevée, le rapport du HCSP constate une hausse des maladies chroniques (cancers, diabète, maladies cardiaques, maladies neurodégénératives comme Alzheimer…).

« Les maladies chroniques touchent quelque 15 millions de personnes en France et selon les projections, ce nombre pourrait monter à 20 millions en 2020 », a expliqué à l’AFP le professeur Franck Chauvin, président du HCSP.

– « Virage préventif » –

D’où l’importance de la prévention, qui devra selon Mme Buzyn être une « priorité » de la stratégie nationale, « avec une attention particulière pour les publics précaires et les enfants ».

En plaidant pour un « virage préventif » du système de santé français, le HCSP suggère de mettre l’accent sur les « trois facteurs de risque » (alimentation, alcool, tabagisme) qui expliquent une part majeure de la mortalité évitable, ainsi que sur les questions de pollution.

La ministre a déjà déclaré vouloir donner plus d’importance à la prévention (promotion d’une alimentation saine, de l’activité physique, lutte contre les addictions et contre les maladies infectieuses).

Elle a ainsi annoncé l’extension du nombre de vaccins obligatoires pour les jeunes enfants, qui fait polémique, ainsi que l’augmentation progressive du prix du tabac.

Le prix du paquet de cigarettes « va augmenter de trois euros, la question c’est +A quel rythme?+ », a-t-elle rappelé lundi.

Autre objectif: rendre le parcours de soins plus pertinent, ce qui, selon le HCSP, doit conduire à « sortir du modèle du tout-hôpital », qui est une spécificité française, pour « réorienter l’offre de soins vers les soins de ville » (en libéral).

– « Hospitalisations ponctuelles » –

Le HCSP pointe du doigt en particulier « le poids majeur des hospitalisations ponctuelles » (une à deux journées), qui est « le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie (31 milliards de dépenses, avec une progression de 2,4 % pour la période 2012-2015) ».

Enfin, un plan de lutte contre les déserts médicaux sera annoncé en octobre, pour contrer les « inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins », a souligné la ministre.

Elle a insisté sur « la nécessité de faire de la santé un objectif de toutes nos politiques, qu’elles soient éducatives, environnementales, agricoles, sportives ou judiciaires ».

Un Comité interministériel de la santé se réunira en décembre sous l’autorité du Premier ministre, avant l’adoption de la stratégie nationale.

Le lancement de cette consultation intervient alors que Mme Buzyn doit gérer la crise du Levothyrox. La justice s’est saisie du dossier vendredi et va enquêter après les plaintes de malades de la thyroïde victimes d’effets secondaires de la nouvelle formule de ce médicament.

« Des patients se sont sentis pris de court, mal informés, je le conçois. Nous allons en tirer les enseignements », a dit la ministre.

Formation par la MIPROF de référents chirurgiens-dentistes sur les violences faites aux femmes.

La MIPROF (Mission Interministérielle pour la Protection des Femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains) conduit depuis près de trois ans des travaux avec les chirurgiens-dentistes, visant à faciliter le repérage et la prise en charge des femmes victimes de violences.

Le constat est unanime. Les chirurgiens-dentistes sont mobilisés pour lutter contre ces agressions et prendre en charge les femmes qui en sont victimes. Cependant, les compétences ont parfois besoin d’être élargies et une formation ou complément de formation s’avèrent nécessaires pour permettre d’améliorer l’accompagnement de ces femmes.

La MIPROF souhaite poursuivre la formation de toutes et tous, en proposant aux chirurgiens-dentistes motivés par cette cause nationale une formation, les engageant à diffuser eux-mêmes, sur leur territoire, les savoirs acquis et les outils nécessaires.

La MIPROF organise une deuxième formation, le jeudi 7 décembre 2017,
au Ministère des Solidarités et de la Santé – 14 Avenue Duquesne 75007 PARIS
.

Lors de la formation, il sera remis aux stagiaires :

  • Une clé USB comprenant les outils MIPROF (film et guides).
  • Un dossier papier comprenant notamment : la fiche réflexe « L’entretien du chirurgien-dentiste avec une patiente victime de violences sexuelles et/ou conjugales » actualisée ; les missions du, ou de la référente.

Cette formation est gratuite mais le nombre de places est limité.

Les frais de déplacement ne sont pas pris en charge, ni les frais de restauration (restauration rapide possible à proximité).

Décès de Simone Veil.

   L’ancienne ministre de la Santé Simone Veil, qui avait porté la loi légalisant l’avortement en 1974, est morvendredi matin, a annoncé à l’AFP son fils Jean Veil. « Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet », a indiqué l’avocat.

Simone Veil était rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, et incarnait pour les Français la mémoire de la Shoah. Elle symbolisait aussi la lutte des femmes pour conquérir le droit à l’avortement.

Européenne convaincue

« Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme – je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes », affirmait la ministre de la Santé, le 26 novembre 1974, devant une Assemblée hostile, alors qu’elle défendait sa loi dépénalisant l’IVG, finalement adoptée en 1975.

Simone Veil quittera le gouvernement en 1979. Élue députée européenne, elle sera la première femme nommée à la présidence du Parlement européen (1979 à 1982). L’Europe sera le deuxième grand défi de cette femme d’exception.

La feuille de route d’Agnès Buzyn précisée.

La ministre des Solidarités et de la Santé, reconduite dans le gouvernement Philippe 2, a remis sa feuille de route à Édouard Philippe en vue de la déclaration de politique générale, le 4 juillet. Elle confirme un certain nombre de promesses de campagne d’Emmanuel Macron. L’Ondam sera bien fixé à 2,3% sur la période 2018-2022 (soit une économie évaluée à 15 Mds €).

Le RSI, sera intégré dès 2018 au régime général via la création d’un guichet spécifique. Une refonte de la sécurité sociale étudiante est également prévue en confiant la gestion au régime général ou au régime d’origine de l’affilié. Le PLFSS 2018 se penchera sur ces deux réformes.

Les dépassements d’honoraires seront traités via les contrats responsables et les négociations conventionnelles. Mais pas de précisions sur les 3 offres types malgré un renforcement de la lisibilité des contrats. Concernant le « zéro RAC »sur l’optique, l’audio et le dentaire, Agnès Buzyn avance la définition d’un panier de soins indispensables à tarifs opposables, avec des plafonds et une redéfinition du partage AMO – AMC. Le tiers payant sera « généralisable » et non plus généralisé…

La prévention s’imposera bien comme une priorité à travers la mise en place d’une stratégie nationale de santé.

Enfin, sur la retraite un accord de méthode sera négocié d’ici le printemps prochain avec les organisations syndicales et patronales. Le régime universel de base promis sera mis en place progressivement, sans toucher à l’âge légal.

Après un quinquennat de défiance entre le ministère de la Santé et les syndicats de médecins, Agnès Buzyn souhaite établir « un dialogue constant et constructif avec l’ensemble des acteurs du système de santé avec les partenaires sociaux, avec les associations, (…) et avec les collectivités territoriales ».

 

Enquête sur l’antibiothérapie.

Jusqu’à la fin août, le Conseil National de l’Ordre invite tous les chirurgiens-dentistes à répondre à un questionnaire en ligne sur leur pratiques en termes de prescription d’antibiotiques.

Il s’agit d’une enquête nationale inédite visant à étudier les comportements de prescription d’antibiotiques dans la pratique bucco dentaire, comme l’explique Dominique Chave, membre du CNO, et présidente de la commission de la vigilance et des thérapeutiques dans les colonnes de l aLettre de l’Ordre du mois de juin.

Cette enquête est fondamentale dans la mesure où l’antibiorésistance constitue un grave problème de santé publique et une menace sanitaire mondiale. Il s’agit pour l’ONCD de dresser un premier portrait des perceptions, des attitudes et des pratiques des chirurgiens dentistes concernant les prescriptions d’antibiotiques et de la résistance bactérienne.

La médecine bucco-dentaire représente moins de 10% des prescriptions d’antibiotiques en france.

http://bit.ly/2qXj7Rw

Congé maternité unique pour toutes.

Le 1er juin, conformément à une promesse du candidat Macron, Marlène Shiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, a annoncé la mise en place, peut-être avant l’été, d’un congé maternité uniformisé, quels que soient le statut ou la profession des femmes concernées.

Ces dernières devraient avoir selon la secrétaire d’Etat, un vrai congé maternité, bien rémunéré, aligné sur le régime le plus avantageux. Une harmonisation vers le haut, soit six semaines de congé prénatal et dix semaines de congé post natal pour un premier enfant, selon l’entourage de Marlène Shiappa, cité par l’AFP.

Le gouvernement travaille à l’élaboration d’un portail numérique unique, sur lequel les femmes pourraient déclarer leur congé maternité, le calcul de leurs indemnités se ferait lui automatiquement.

L’UNAPL s’est félicitée de cette mesure, puisque les femmes représentent 44% de l’effectif total des professionnels libéraux (60% chez les chirurgiens dentistes), et qu’au sein des entreprises libérales, 65% des emplois salariés sont occupés par des femmes.

Législatives 2017 : 26 professionnels de santé élus, Marisol Touraine recalée.

Ils partirent 45 pour ce second tour des élections législatives… Ce sont finalement 26 praticiens libéraux et hospitaliers qui entrent à l’Assemblée nationale dont 19 sous la porteuse bannière macroniste, sur fond de majorité présidentielle absolue (mais moins écrasante que prévu) et surtout d’abstention record.

À elle seule La République en marche (LREM) envoie 16 médecins dans l’hémicycle, soit de loin le plus gros contingent médical : les Drs Marc Delatte (généraliste, Aisne), Delphine Bagarry (généraliste, Alpes de Haute Provence), Jean-François Eliaou (immunologue, Hérault), Thomas Mesnier (urgentiste, Charente), Marie Tamarelle-Verhaeghe (généraliste, Eure), Jean-Pierre Pont (généraliste, Pas-de-Calais), Olivier Véran (neurologue, Isère), Jean-Louis Touraine (immunologue, Rhône), Stéphanie Rist (rhumatologue, Loiret), Michel Lauzzana (généraliste, Lot-et-Garonne), Martine Wonner (psychiatre, Bas-Rhin), Julien Borowczyk (généraliste, Loire), Michel Fanget (cardiologue, Puy-de-Dôme), Philippe Chalumeau (Indre-et-Loire). Chez les Français de l’étranger, les deux médecins LREM en lice sont aussi élus, les Drs Joachim Son-Forget et Anne Genetet.

Dans la majorité présidentielle toujours, l’allergologue Geneviève Darrieussecq est élue sous l’étiquette du MoDEM dans les Landes, de même que le psychiatre Brahim Hammouche en Moselle et l’ORL Cyrille Isaac-Sibille dans le Rhône.

Du côté des Républicains (LR), où 13 médecins étaient en ballottage, c’est la douche froide. Le Dr Sauveur Gandolfi-Scheit est battu en Haute-Corse, de même que le cardiologue Yannick Neuder dans l’Isère, le psychiatre Nicolas Dhuicq dans l’Aube, l’ORL Bruno Gattaz dans l’Isère ou le généraliste Pierre Morange dans les Yvelines. Le Dr Jean-Pierre Door s’en tire d’extrême justesse dans son fief du Loiret où il l’emporte avec huit voix d’avance ! Le médecin biologiste Jean-Jacques Gaultier sort lui aussi vainqueur dans les Vosges, tout comme le chirurgien Jean-Jacques Ferrara en Corse du Sud et Nadia Ramassamy à La Réunion.

Au Parti socialiste, laminé, le Dr Valérie Fourneyron est battue en Seine-Maritime et le Dr Ali Ramlati subit le même sort à Mayotte. Il n’y aura donc plus aucun député médecin socialiste, après l’hécatombe du premier tour ! En revanche, le généraliste divers gauche Christian Hutin est réélu dans le Nord.

Chez les écologistes enfin, le Dr Eric Alauzet (EELV) est reconduit dans le Doubs. Enfin, le généraliste régionaliste Paul-André Colombani sort vainqueur en Corse du Sud.

L’ex ministre de la Santé Marisol Touraine, qui avait gommé toute appartenance au PS, est battue malgré ses efforts soutenus pour s’afficher dans la majorité présidentielle.  À noter aussi l’élimination du frondeur de la Nièvre Christian Paul, un des ex-députés les plus aguerris sur les questions de santé et de protection sociale…

 

Source : le Quotidien du Médecin.