Rapport 2017 sur l’accès aux soins buccodentaires.

Depuis quelques années, une constatation s’est imposée : plusieurs populations de patients n’ont pas ou plus accès aux cabinets dentaires !

De nombreuses études en ont fait la preuve : la santé buccodentaire est non seulement un indicateur de santé globale mais également un indicateur d’intégration sociale.

Les problématiques liées aux soins des patients à besoins spécifiques sont bien différentes, mais l’objectif est simple : Soigner tous ces patients, en privilégiant, si les conditions le permettent, une prise en charge en cabinet de ville. Et, lorsque cela n’est pas possible, tout mettre en oeuvre pour les diriger vers des structures appropriées : réseaux, services hospitaliers, cabinets référents, …

D’après les estimations de l’INSEE1 et de la DREES2, ces patients seraient entre six et dix millions.

Ce constat a conduit le conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes à ouvrir le vaste chantier de l’accès aux soins buccodentaires en France et c’est le reflet de cette enquête qui est désormais consultable ici.

Quatre priorités pour la future stratégie nationale de santé.

Insister sur la prévention (tabac, alcool, alimentation), sortir du modèle du « tout-hôpital »… En pleine polémique sur le Levothyrox, la ministre Agnès Buzyn a lancé lundi une grande concertation sur les priorités de la stratégie nationale de santé du gouvernement.

Après cette phase de concertation qui impliquera représentants du secteur de la santé, élus et usagers, cette stratégie sera adoptée en décembre par décret et mise en oeuvre dès 2018, a indiqué la ministre.

« L’objectif est de développer une vision de moyen et long terme » afin de « redonner de l’impulsion et du souffle à nos politiques de santé », a déclaré Mme Buzyn lors d’une conférence de presse au ministère.

Quatre axes prioritaires ont été définis sur la base d’un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP): la prévention et la promotion de la santé dès l’enfance, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître « la pertinence et la qualité des soins », et enfin l’innovation (télémédecine, objets connectés…).

Si l’espérance de vie des Français (85,4 ans pour les femmes, 79,3 pour les hommes) est élevée, le rapport du HCSP constate une hausse des maladies chroniques (cancers, diabète, maladies cardiaques, maladies neurodégénératives comme Alzheimer…).

« Les maladies chroniques touchent quelque 15 millions de personnes en France et selon les projections, ce nombre pourrait monter à 20 millions en 2020 », a expliqué à l’AFP le professeur Franck Chauvin, président du HCSP.

– « Virage préventif » –

D’où l’importance de la prévention, qui devra selon Mme Buzyn être une « priorité » de la stratégie nationale, « avec une attention particulière pour les publics précaires et les enfants ».

En plaidant pour un « virage préventif » du système de santé français, le HCSP suggère de mettre l’accent sur les « trois facteurs de risque » (alimentation, alcool, tabagisme) qui expliquent une part majeure de la mortalité évitable, ainsi que sur les questions de pollution.

La ministre a déjà déclaré vouloir donner plus d’importance à la prévention (promotion d’une alimentation saine, de l’activité physique, lutte contre les addictions et contre les maladies infectieuses).

Elle a ainsi annoncé l’extension du nombre de vaccins obligatoires pour les jeunes enfants, qui fait polémique, ainsi que l’augmentation progressive du prix du tabac.

Le prix du paquet de cigarettes « va augmenter de trois euros, la question c’est +A quel rythme?+ », a-t-elle rappelé lundi.

Autre objectif: rendre le parcours de soins plus pertinent, ce qui, selon le HCSP, doit conduire à « sortir du modèle du tout-hôpital », qui est une spécificité française, pour « réorienter l’offre de soins vers les soins de ville » (en libéral).

– « Hospitalisations ponctuelles » –

Le HCSP pointe du doigt en particulier « le poids majeur des hospitalisations ponctuelles » (une à deux journées), qui est « le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie (31 milliards de dépenses, avec une progression de 2,4 % pour la période 2012-2015) ».

Enfin, un plan de lutte contre les déserts médicaux sera annoncé en octobre, pour contrer les « inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins », a souligné la ministre.

Elle a insisté sur « la nécessité de faire de la santé un objectif de toutes nos politiques, qu’elles soient éducatives, environnementales, agricoles, sportives ou judiciaires ».

Un Comité interministériel de la santé se réunira en décembre sous l’autorité du Premier ministre, avant l’adoption de la stratégie nationale.

Le lancement de cette consultation intervient alors que Mme Buzyn doit gérer la crise du Levothyrox. La justice s’est saisie du dossier vendredi et va enquêter après les plaintes de malades de la thyroïde victimes d’effets secondaires de la nouvelle formule de ce médicament.

« Des patients se sont sentis pris de court, mal informés, je le conçois. Nous allons en tirer les enseignements », a dit la ministre.

Formation par la MIPROF de référents chirurgiens-dentistes sur les violences faites aux femmes.

La MIPROF (Mission Interministérielle pour la Protection des Femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains) conduit depuis près de trois ans des travaux avec les chirurgiens-dentistes, visant à faciliter le repérage et la prise en charge des femmes victimes de violences.

Le constat est unanime. Les chirurgiens-dentistes sont mobilisés pour lutter contre ces agressions et prendre en charge les femmes qui en sont victimes. Cependant, les compétences ont parfois besoin d’être élargies et une formation ou complément de formation s’avèrent nécessaires pour permettre d’améliorer l’accompagnement de ces femmes.

La MIPROF souhaite poursuivre la formation de toutes et tous, en proposant aux chirurgiens-dentistes motivés par cette cause nationale une formation, les engageant à diffuser eux-mêmes, sur leur territoire, les savoirs acquis et les outils nécessaires.

La MIPROF organise une deuxième formation, le jeudi 7 décembre 2017,
au Ministère des Solidarités et de la Santé – 14 Avenue Duquesne 75007 PARIS
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Lors de la formation, il sera remis aux stagiaires :

  • Une clé USB comprenant les outils MIPROF (film et guides).
  • Un dossier papier comprenant notamment : la fiche réflexe « L’entretien du chirurgien-dentiste avec une patiente victime de violences sexuelles et/ou conjugales » actualisée ; les missions du, ou de la référente.

Cette formation est gratuite mais le nombre de places est limité.

Les frais de déplacement ne sont pas pris en charge, ni les frais de restauration (restauration rapide possible à proximité).